Marché immobilier suisse 2ème trimestre 2010

Friday 18 March 2011 - 16h37

Le SECO a relevé ses prévisions de croissance du PIB de 1,4 à 1,8 %, suite à la reprise économique en Suisse au 2ème semestre 2009 qui s’est confirmée pour le début 2010. Cependant, des risques de dégradations sont attendus en raison de la force du francs suisse par rapport à l’euro ainsi que sur les incertitudes économiques de certains pays européens. L’emploi a repris de la vigueur grâce à la reprise économique énoncée ci-dessus. Le niveau du taux de chômage a baissé aux cours des quatre derniers mois pour se situer à 3,7 % Malgré une légère période d’inflation la BNS considère le risque sur la hausse des prix comme bas à moyen terme, elle continue donc sa politique monétaire et maintien les taux bas. Le marché de l’immobilier d’entreprises, a subi les effets du ralentissement économique et une baisse de la demande ainsi que le niveau des prix a chuté de l’ordre de 1 % par rapport au dernier trimestre de l’année passée. L’apport de nouvelles constructions en particulier en périphérie de Genève et Zürich ont influencé le taux de vacances qui est à la hausse, et qui concerne en particulier les immeubles obsolètes et décentrés. Par rapport à 2005/ 2006, le niveau des investissements internationaux en immobilier d’entreprise en Suisse est bas, en particulier sur le marché zurichois. L’immobilier commercial est logiquement aussi influencé par le contexte économique. Si les prix demandés sont toujours élevés pour des tops situations, le niveau de demande a quelques peu freiné ces derniers mois. Certaines régions ont subis des corrections de prix significatives (Berne et Bäle en particulier).

L’immobilier résidentiel est plus précisément le marché de la location arrive à un point de stagnation après dix ans de hausse ininterrompue, sans qu’un retournement de situation soit à prévoir, à l’exception de micros-marchés, la hausse des prix va se stabiliser, seule l’évolution du taux influencera à la hausse le niveau des loyers.

Le marché de l’investissement en immobilier de rendement, continue de bénéficier d’une très forte demande de la part des investisseurs privés et institutionnels, poussé par le niveau des taux et l’incertitude quant à l’inflation. Même des immeubles situés dans des périphéries s’échangent sur la base de transactions élevées.

Le danger vient des habitations individuelles et des logements en PPE, le niveau des prix dans ces deux segments ne finissent pas de monter, si bien, que la BNS et la FINMA ont tirés la sonnette d’alarme en évoquant une bulle, certains micromarchés sont concernés (Genève, Gstaad, Verbier, Zurich), d’autres se développent (Lucens, Bulle, Moudon), une hausse des taux pourrait faire des dégâts de ce segment.

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